Je me sens énormément loin. Peut-être que ma distance se transforme malgré moi en snobisme. Je n'en sais rien. Sinon que je me sens loin. Loin des intérêts de mes congénères, loin des soucis éphémères, loin du paraitre, loin de la séduction, loin de l'addiction. Loin de l'adolescence parfois, loin d'un égocentrisme qui n'est plus le mien, loin de leur univers, loin de l'apparence, trop près de l'importance, loin de cette superficialité incessante, loin des gens qui ne grandissent pas, ainsi que de ceux qui ne grandiront plus jamais, loin des ragots, que j'alimente pour avoir quelque chose à dire. Loin de ces fous-rires stupides. Je crois que je n'arrive de nouveau plus à vraiment rire. Tout me lasse. Ou presque. Plus de musique, plus de film, plus de livre. Je suis dépassée. J'écris parce que ça me fout mal. Parce que je n'en parle pas. Parce que je me sens terriblement seule dans mes opinions, mes idées, mes idéaux, mes intérêts, mes passions, mes paroles... De quoi me parle t-on ? De quoi me parle t-on ? Toutes ces heures ou je parle sans écouter... Et je me confis sur un blog vieux de deux ans, qui ne me ressemble plus vraiment. Il faut bien que je crache quelque part, et cracher sur un cahier me prend trop de temps, je n'en ai plus assez du temps.Du snobisme vous dis-je ? C'est bien pire que ça.
Du mépris à l'état pur. De l'ennui sans mesure. Je ne me sens ni supérieure, ni plus intéressante. Je ne suis pas aussi belle que vous sur votre photo de profil, je ne reçois pas milles compliments, je ne travaille plus bien, aujourd'hui, je ne ressemblais à rien. J'ignore qui a dit quoi, qui aime qui.Je n'ai rien acheté de nouveau ce weekend, je n'ai appelé personne en particuliers ce soir, je ne suis pas populaire. N'y a t-il que cela qui vous intéresse ? Cela.